Cours d’économie générale

ÉCONOMIE GÉNÉRALE  

 Le cours complet d’économie générale est disponible sur ce lien

L’économie est la science qui étudie comment des ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société.

Elle s’intéresse d’une part aux opérations essentielles que sont la production, la distribution et la consommation des biens, d’autre part aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations.

Les fiches et le cours d’économie :

  • Cours d’économie générale ÉCONOMIE GÉNÉRALE    Le cours complet d’économie générale est disponible sur ce lien L’économie est la science qui étudie comment des ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société. Elle s’intéresse d’une part aux opérations essentielles que sont la production, la distribution et la consommation des biens, d’autre part aux institutions et aux ... Lire la suite...
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  • Cours d’économie ÉCONOMIE GÉNÉRALE    « L’économie est la science qui étudie comment des ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société. Elle s’intéresse d’une part aux opérations essentielles que sont la production, la distribution et la consommation des biens, d’autre part aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations. Edmond Malinvaud  ... Lire la suite...

 

Sommaire  du cours d’économie

Chapitre introductif : Définition, objet et méthodes en économie

Préambule : Bilan économique du monde 

·  – Croissance américaine vs croissance européenne

·  – L’austérité budgétaire imposé à toute l’Europe

·  – Une récession qui s’installe en UE ?

Le problème de la compétitivité : comparaison France / Allemagne 

Des soucis d’insertion pro. Pour les jeunes européens

·  – Le modèle allemand : un exemple à suivre? 

·  – Le chômage en France : un mal difficile à soigner

·  – Le recul de la pauvreté mondiale mais pas des inégalités

· – Définition et émergence de l’analyse économique

o – L’économie, un objet introuvable?

o – Une définition basée sur 2 concepts 

A – La notion de rareté et de choix, cœur de l’analyse économique 

·  – Disproportion entre besoins et ressources 

·  – Biens économiques ou bien libres?

A  Définitions 

B – Classification des biens économiques

·  La rareté suppose des choix et induit des coûts

·  Le concept d’utilité

B – La rationalité 

·   – Objet, méthodes et courants de pensée

A – Objet de la connaissance économique 

·  La théorie est, par essence abstraite

·  Le statut scientifique de la science économique

·  Les problèmes d’organisations économiques concernés 

B – Les méthodes utilisées par les économistes 

·  La méthode déductive et inductive

·  La méthode quantitative et qualitative

·  – Méthode statique et analyse dynamique

·  – Microéconomie et macroéconomie

·  Le clivage des écoles de pensée

Chapitre 1 : Histoire et évolution de la pensée économique 

INTRODUCTION : LES PREMIERS PENSEURS DE L’ECONOMIE4 

1 – Antiquité 

A – La conception communautaire de Platon  

B – Aristote : un libéral précurseur ?

2 – Moyen Âge

Saint Thomas d’AQUIN (1228 – 1274)

· – Les doctrines préclassiques : « lesprécurseurs»6 

A – Le mercantilisme

·       – Premiers pas vers la pensée économique

·       – Idées dominantes du mercantilisme

B – La physiocratie7

·       -Présentation

·       – Contexte historique particulier

·   – Les économistes classiques

Préambule

A – Le père fondateur : Adam SMITH 

·       -Présentation

·       – Distinction entre valeur d’échange et d’usage 

·       – Division du travail et spécialisation des tâches 

·       – Commerce et avantages absolus

·       La place de l’État dans l’économie

B – Les libéraux « pessimistes » anglais 

·       – Thomas Robert MALTHUS

·       –David RICARDO

A – La théorie de la répartition est fondée sur la « valeur travail » 

B – La théorie du salaire minimum de subsistance 

C – La théorie de la rente et classement en 3 catégories sociales 

D – La théorie des avantages comparatifs 

C – Les libéraux « optimistes » français 

1 – Jean-Baptiste SAY (1767-1832) 

A – La lois des débouchés : L’offre créée sa propre demande 

2 – Frédéric BASTIAT (1801-1850) 

D – La réaction contre l’école classique : le socialisme de Karl MARX 

·     – Le courant marginaliste :les néo-classiques 

·  – Théorie de la valeur utilité 

·  – Principales écoles néo-classiques

·  – Les principaux auteurs

·       – La contestation du marché autorégulateur : John Maynard KEYNES 

A – La critique de la théorie néo-classique 

·       La crisede1929

·       Le rejet de la loi des débouchés

·       La monnaie n’estpasneutre2 

·  La défaillance du marché

B – La théorie keynésienne 

·  –Analyse macroéconomique

·  – Principe de la demande effective 

·  – Principe du multiplicateur 

·  – Préférence pour la «liquidité»

·  – Intervention de l’État 

·    – Les synthèses contemporaines 

A – Postkeynésiens et néo-keynésiens 

·  –Les postkeynésiens 

·  –Les néo-keynésiens 

B – Le monétarisme : début des années 70 

·  – Théorie quantitative de la monnaie 

·  – Théorie du revenu permanent 

C – Les nouvelles écoles 

CHAPITRE 2 : L’ANALYSE MICROÉCONOMIQUE DU MARCHÉ 

Introduction générale 

Micro et économie 

· – L’analyse de la situation de la concurrence pure etparfaite(CPP) 

A – 5 conditions pour un modèle idéal ? 

·  – Les justifications d’un tel marché 

·  – Valeur d’échange et valeur d’usage

A – La théorie du consommateur et la demande9 

·  La demande est le fruit d’un arbitrage

A – Définition et détermination 

B – Représentation graphique 

C – Les exceptions à la règle 

D et E – Droite de budget

F – Courbe « revenu consommation » 

·  – L’abandon de la valeur travail pour la notion d’utilité 

A – Le paradoxe de l’eau et du diamant 

B – Les différentes utilités : totale, marginale, ordinale et cardinale 

C – Courbes d’indifférences 

D – Notion de TMS (taux marginal de substitution) 

·  La fonction de demande du consommateur

A – L’élasticité-prix de la demande 

B – Effet de substitution, effet revenu 

C – L’équilibre du consommateur 

D – Le surplus du consommateur 

E – De la demande individuelle à la demande globale 

B – La théorie du producteur et l’offre3 

·  – L’offre est aussi le résultat d’un arbitrage

A – Définition et détermination de l’offre 

B – Représentation graphique 

C – La combinaison des facteurs de production et leur rendement 

D – La contrainte budgétaire : la droite d’isocoût 

·  La combinaison optimale des facteurs de production

A – Cout total, cout moyen et coût marginal4 

B – Isoquants et TMST4 

C – Le sentier d’expansion 

D – L’équilibre du producteur de court terme et de long terme 

E – Le surplus du producteur 

F – De l’offre individuelle à l’offre globale 

C – L’équilibre de marché en situation de CPP 

·  –Représentation graphique 

·  – Déplacement des courbes 

·  – Les réajustements d’équilibre suite à un choc de demande ou d’offre 

·  – L’optimum de PARETO 

·   – L’analyse en concurrence imparfaite 

A – Les conditions de la CPP sont critiquables 

·  – Remise en cause des 5 hypothèses de base

·  – Les modèles de concurrence imparfaite 

B – La reconnaissance de l’inefficience du marché 

·  – Monopole, externalités,biens publics 

·  – L’économie du bien être ou du choix social 

Les effets externes : PIGOU et SEN 

C – La nouvelle microéconomie ou l’importance de l’information 

1 – Économie de l’information et rationalité limitée 

A – Les « lemons » d’AKERLOF 

B – Le problème de l’aléa moral 

C – Théorie de l’agence 

D – Théorie des coûts de transaction 

Chapitre 3 : Analyse macroéconomique et politique économique 

· – L’importance de la compatibilité nationale

A – Les principes de la comptabilité nationale 

·  La notion de circuit économique 

·  – Les agents et leurs fonctions 

A – Les ménages 

B – Les sociétés non financières 

C – Administrations publiques 

D – Les sociétés financières 

E – Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) 

F – Reste du monde 

B – L’analyse de l’activité économique nationale 

·  –L’équilibre comptable 

·  – Les principaux agrégats

·  La présentation des résultats

·   – L’analyse des principaux comportements au niveau économique

A – La consommation des ménages 

·  La fonction de consommation keynésienne 

A – La loi psychologique fondamentale 

B – Les analyses de KUZNETS sur le court et long terme 

·  Les prolongements de l’analyse keynésienne 

·  La théorie du revenu permanent de Friedman

·  – Les dimensions sociales de la consommation 

B – L’épargne des ménages 

·  Les différentes formes d’épargne

·  – L’équilibre « épargne – investissement » et les divergences théoriques 

A – Approche néo-classique et classique 

B – Approche keynésienne3 

C – Approche monétariste 

·  Les déterminants de l’épargne et de la consommation 

C  L’investissement 

·  La diversité des investissements

·  Les déterminants de l’investissement

A – Capacité de production4 

B – Le prix relatif des facteurs 

C – Le niveau de la demande 

D – La notion de profit anticipé 

·  Le multiplicateur d’investissement keynésien (voirchapitre1)5 

·  La croissance endogène 

·     – Les politiques économiques et leur mise en œuvre 

A – Les objectifs de la politique économique 

·  – Politique conjoncturelle ou structurelle ?

·  – Les instruments de la politique économique 

B – Politique budgétaire et régulation conjoncturelle 

·  – Un choix entre politique de stabilisation et de relance 

·  Les limites de l’action budgétaire

·  – Un exemple de politique contrainte 

Chapitre 4 : Monnaie, financement de l’économie et inflation 

Introduction 

· – La monnaie dans l’économie 

A – La monnaie, un simple instrument ? 

·  – Les fonctions de la monnaie 

·  – L’historique des formes de monnaie 

·  – Approche anthropologique et économique 

B – La création monétaire 

·  – Les circuits de financement 

·  Le crédit et la création monétaire

·  Le marché interbancaire et le refinancement

·  La masse monétaire et agrégats

·   – La relation monnaie, inflation et chômage

A – Formes et causes de l’inflation 

·  Les différents types d’inflation

·  – Différentes causes d’inflation 

B – L’arbitrage inflation/chômage : la courbe de PHILLIPS 

·  -Présentation

·  – Influence de la politique économique 

·  – Les interprétations de la courbe PHILIPPS

A – Samuelson et SOLLOW 

B – FRIEDMAN : taux de chômage naturel 

C – La politique monétaire et la BCE 

·  – Les institutions du système européen des banques centrales 

·  – L’objectif de la politique monétaire 

 

Préambule : Bilan économique du monde   

1 – Croissance américaine vs croissance européenne  

Au 2nd trimestre 2014, la croissance américaine avoisinait les 4,6%. Depuis fin 2013, il y a une certaine reprise de l’activité américaine. Cette croissance a toutefois un peu ralentie au 3ème trimestre. La FED évalue la croissance américaine autour 2% au dernier trimestre de l’année.

3 éléments permettent d’expliquer cette reprise :

   Forte consommation (1,75 pt) des ménages (surtout biens durables) 

   Investissements des entreprises en forte progression : 

o+12,6 pts dans les bâtiments et infrastructures industrielles

o+11,2 pts dans les équipements 

   Exportations en hausse (+11%) notamment grâce au tourisme 

Cette croissance est liée à la politique américaine de la FED. Elle a fixé des taux d’intérêts directeurs à des niveaux excessivement bas (proche de 0%). Cela a pour conséquence de rendre les crédits faciles. Cette baisse des taux directeurs allait durer au moins jusqu’en 2015. Le chômage a chuté (taux de 6%)

En comparaison avec l’Europe, la situation est beaucoup moins florissante. La croissance européenne avoisine les 1,2% : 

   La reprise de l’activité économique est très fragile 

   Taux de chômage encore inquiétant dans toute l’Europe Il y a plusieurs facteurs explicatifs : 

   Taux de chômage explosif dans la zone Euro (19,4 millions de chômeurs en 2013) : 

o    Grèce = -18,4 pts de variation d’emplois total entre 2008 et 2013 

o    Espagne = -16,9 pts de variation d’emplois total entre 2008 et 2013 

o    Lituanie = -15,7 pts de variation d’emplois total entre 2008 et 2013 

   Effondrement de la demande intérieure dans les pays en crise : 

o    Allemagne = excédant commercial en progression depuis 2002 

o    France = déficit commercial (compétitivité en perte de vitesse) 

   L’Europe est le seul continent à ne pas avoir retrouvé son niveau de production de 2007. 

 

Chiffres du FMI (donnés à titre indicatifs)

  

Pays 

Taux de croissance 

Taux de chômage 

USA 

2,8% 

6,4% 

Japon 

1,4% 

3,9% 

Zone euro 

1,2% 

11,9% 

France 

1% 

11% 

Allemagne 

1,7% 

5,2% 

UK 

2,9% 

6,9% 

Pays émergents 

2,4% 

NC 

  

2 – L’austérité budgétaire imposé à toute l’Europe. 

On tente de réduire les dépenses publiques. 5 ans de crise ont fait exploser le poids des dettes publiques

   Grèce : 156,9% du PIB (malgré 50% des dettes privées annulées) 

o    Poids de la dette grecque dans la zone euro : 3,4% 

   Italie : 127% du PIB 

o    Poids de la dette italienne dans la zone euro : 23% 

   Portugal : 123% du PIB 

   Irlande : 118% du PIB 

   France : 90% du PIB 

   Allemagne : 82% du PIB 

Politique de rigueur mises en place = retour de la récession :

o    Contraction en retour de l’activité 

o    Augmentation des impôts pour alimenter le budget de l’État 

o    Calendrier de retour à l’équilibre budgétaire assoupli. 

o    Problème de l’effet « boule de neige » de la dette. Mécaniquement, les intérêts vont monter et l’État va s’endetter encore plus 

  

3 – Une récession qui s’installe en UE ? 

Le problème de la compétitivité : comparaison France / Allemagne 

   Impact négatif d’un euro fort sur l’économie européenne. 

   Industrie française : problème d’innovation ; haut de gamme peu présent 

   Industrie allemande : spécialisation historique « haut de gamme » 

   Mode de management autoritaire en France / plus souple en Allemagne. 

   Stagnation en Allemagne et en France ne compense pas. Le recule de l’activité en Espagne et Italie. 

 

Des soucis d’insertion pro. Pour les jeunes européens 

   Irlande et Espagne surtout (40% des jeunes au chômage en Espagne) 

   Concerne surtout les jeunes sans formation ni qualification 

   Solde migratoire des « PIIGS » négatif : les jeunes partent. 

   Plus forte exposition que leurs ainés au risque de pauvreté 

  

4 – Le modèle allemand : un exemple à suivre ? 

Un modèle qui résiste mieux à la crise que ses voisins européens :

   Spécialisation dans les biens d’équipement et le haut de gamme : 

o    Réalisée lorsque la demande des pays émergents à augmenter 

o    Gouvernance des entreprises qui associe les salariés (ces derniers participent plus dans les décisions importantes) 

   Déclin démographique allemand : 

o    Réduction des dépenses publiques et privées 

o    Limitation de la montée des prix dans l’immobilier 

   Fortes inégalités hommes-femmes : 

o    Développement du travail féminin surtout à temps partiel 

   Transition énergétique très précoce 

o    Énergies renouvelables mises en avant. 

  

5 – Le chômage en France : un mal difficile à soigner 

Quelques éléments mis en œuvre pour lutter contre ce mal :

   Contrats aidés : pour jeune peu qualifiés ou chômage longue durée 

   Contrats de génération : favoriser emploi des jeunes et le maintien des séniors en emploi. 

   Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) : avantage fiscal pour les entreprises qui emploient des salariés payés 2,5 fois le SMIC. 

   Loi sur l’économie sociale et solidaire : vise à créer 100.000 postes dans ce secteurs (actuellement : 10% de l’emploi total). 

   Problème de la flexibilité du marché du travail réclamée par le patronat. 

  

6 – Le recul de la pauvreté mondiale mais pas des inégalités 

1er des objectifs du millénaire du développement (en 2000) : réduire de 50% de l’extrême pauvreté dans le monde entre 1990 et 2015.

   Objectif atteint avant l’échéance : proportion de personne vivant avec moins de 1,25$ par jour est passée de 43% à 21% en 10 ans seulement. La Chine a réduit à 12% (autrefois 60%) le nombre de pauvre sur le territoire. 

   Cependant, les inégalités se creusent au profit des 10% les plus aisés. En Chine, elles augmentent alors qu’en Amérique Latine, elles reculent depuis 10 ans (même si elle reste à des niveaux très élevés). 

Les écoles de pensée économique

Dans l’histoire de la pensée économique, une école de pensée économique est un groupe de penseurs économiques qui partagent ou partagent une perspective commune sur la façon dont les économies fonctionnent. Bien que les économistes ne s’intègrent pas toujours dans des écoles particulières, en particulier dans les temps modernes, la classification des économistes en écoles de pensée est courante. La pensée économique peut être divisée en trois phases : prémoderne (gréco-romaine, indienne, persane, islamique et chinoise impériale), moderne précoce (mercantiliste, physiocrate) et moderne (à commencer par Adam Smith et l’économie classique à la fin du XVIIIe siècle). La théorie économique systématique s’est développée principalement depuis le début de ce que l’on appelle l’ère moderne.

Actuellement, la grande majorité des économistes suivent une approche appelée économie conventionnelle (parfois appelée  » économie orthodoxe « ). Dans le courant dominant aux États-Unis, on peut faire des distinctions entre l’école Saltwater (associée à Cornell, Berkeley, Harvard, MIT, Pennsylvania, Princeton et Yale) et les idées de laisser-faire de l’école Freshwater (représentée par la Chicago School of Economics, Carnegie Mellon University, University of Rochester et University of Minnesota). Ces deux écoles de pensée sont associées à la synthèse néoclassique.

Certaines approches influentes du passé, comme l’école historique d’économie et d’économie institutionnelle, ont disparu ou ont perdu de leur influence, et sont maintenant considérées comme des approches hétérodoxes. Parmi les autres écoles de pensée économique hétérodoxes de longue date figurent l’économie autrichienne et l’économie marxiste. Certains développements plus récents de la pensée économique, tels que l’économie féministe et l’économie écologique, adaptent et critiquent les approches générales en mettant l’accent sur des questions particulières plutôt que de se développer comme des écoles indépendantes.

Mercantilisme

La politique économique en Europe à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance considérait l’activité économique comme un bien qui devait être taxé pour augmenter les revenus de la noblesse et de l’église. Les échanges économiques étaient régis par des droits féodaux, tels que le droit de percevoir un péage ou d’organiser une fête, ainsi que par les restrictions imposées par les corporations et les restrictions religieuses sur les prêts. La politique économique, telle qu’elle était, était conçue pour encourager le commerce dans un domaine particulier. En raison de l’importance de la classe sociale, des lois somptuaires ont été promulguées, réglementant l’habillement et le logement, y compris les styles permis, les matériaux et la fréquence d’achat pour différentes classes. Niccolò Machiavelli dans son livre Le Prince fut l’un des premiers auteurs à théoriser la politique économique sous forme de conseils. Il l’a fait en déclarant que les princes et les républiques devraient limiter leurs dépenses et empêcher soit les riches, soit la population de spolier les autres. De cette façon, un Etat serait considéré comme « généreux » parce qu’il ne représente pas un lourd fardeau pour ses citoyens.

Gérard de Malynes
Edward Misselden
Thomas Mun
Jean Bodin
Jean Baptiste Colbert
Josiah Enfant
William Petty
John Locke
Charles Davenant
Dudley Nord
Ferdinando Galiani
James Denham-Steuart

Physiocrates

Les Physiocrates étaient des économistes français du XVIIIe siècle qui soulignaient l’importance du travail productif, et en particulier de l’agriculture, pour la richesse d’une économie. Leur soutien précoce au libre-échange et à la déréglementation a influencé Adam Smith et les économistes classiques.

Anne Robert Jacques Turgot
François Quesnay
Pierre le Pesant de Boisguilbert
Richard Cantillon

L’économie classique ou l’économie politique classique

C’est une école de pensée en économie qui a prospéré, principalement en Grande-Bretagne, à la fin du XVIIIe siècle et au début ou au milieu du XIXe siècle. Ses principaux penseurs sont Adam Smith, Jean-Baptiste Say, David Ricardo, Thomas Robert Malthus et John Stuart Mill. Ces économistes ont produit une théorie des économies de marché en tant que systèmes largement autorégulés, régis par des lois naturelles de production et d’échange (illustre par la métaphore d’Adam Smith de la main invisible).

Le livre d’Adam Smith, The Wealth of Nations, publié en 1776, est généralement considéré comme marquant le début de l’économie classique

Le message fondamental du livre de Smith était que la richesse de toute nation était déterminée non pas par l’or dans les caisses du monarque, mais par son revenu national. Ce revenu était à son tour basé sur le travail de ses habitants, organisé efficacement par la division du travail et l’utilisation du capital accumulé, qui est devenu un des concepts centraux de l’économie classique.

En termes de politique économique, les économistes classiques étaient des libéraux pragmatiques, prônant la liberté du marché, même s’ils voyaient un rôle pour l’État dans la défense du bien commun. Smith a reconnu qu’il y a des domaines où le marché n’est pas le meilleur moyen de servir l’intérêt commun, et il a pris pour acquis que la plus grande partie des coûts qui soutiennent le bien commun devrait être supportée par ceux qui en ont les moyens. En matière de commerce international, les économistes classiques étaient des partisans du libre-échange, ce qui les distingue de leurs prédécesseurs mercantilistes qui prônaient le protectionnisme.

La désignation de Smith, Ricardo et quelques économistes antérieurs comme « classique » est due à Karl Marx, pour distinguer les « grands » de la théorie économique de leurs successeurs « vulgaires ». Il y a un certain débat sur ce qui est couvert par le terme économie classique, en particulier lorsqu’il s’agit de la période de 1830 à 1875, et comment l’économie classique est liée à l’économie néoclassique.

L’économie classique se concentre sur la tendance des marchés à s’équilibrer et sur les théories objectives de la valeur. L’économie néoclassique diffère de l’économie classique principalement par son caractère utilitariste dans sa théorie de la valeur et par l’utilisation de la théorie marginale comme base de ses modèles et équations. L’économie marxienne descend également de la théorie classique. Anders Chydenius (1729-1803) fut le libéral classique de l’histoire nordique. Chydenius, qui était prêtre finlandais et membre du parlement, a publié un livre intitulé The National Gain en 1765, dans lequel il propose des idées de liberté du commerce et de l’industrie et explore la relation entre l’économie et la société et expose les principes du libéralisme, tout cela onze ans avant Adam Smith publié un livre similaire et plus complet, The Wealth of Nations. Selon Chydenius, la démocratie, l’égalité et le respect des droits de l’homme sont la seule voie vers le progrès et le bonheur pour toute la société.

Henry George   Francis Hutcheson     Bernard de Mandeville      David Hume     Adam Smith     Thomas Malthus      Moulin James
Place Francis    David Ricardo       Henry Thornton           John Ramsay McCulloch         James Maitland, 8e comte de Lauderdale            Jeremy Bentham      Jean Charles Léonard de Sismondi       Johann Heinrich von Thünenen          Moulin John Stuart       Karl Marx
Nassau William Senior            Edward Gibbon Wakefield       John Rae      Thomas Tooke     Robert Torrens

 

École américaine 

L’école américaine doit son origine aux écrits et aux politiques économiques d’Alexander Hamilton, le premier secrétaire au Trésor des États-Unis. Il a mis l’accent sur les droits de douane élevés sur les importations pour aider à développer la nouvelle base manufacturière américaine et à financer des projets d’infrastructure, ainsi que les banques nationales, le crédit public et les investissements publics dans la recherche et le développement scientifiques et technologiques de pointe. Friedrich List, l’un des plus célèbres partisans du système économique, l’appela Système national et fut le principal moteur du développement du Zollverein allemand et de la politique économique de l’Allemagne sous le chancelier Otto Von Bismarck à partir de 1879.

Alexander Hamilton
John Quincy Adams
Henry Clay
Mathew Carey
Henry Charles Carey
Abraham Lincoln
Liste Friedrich
Otto Von Bismarck
Arthur Griffith
William McKinley

Ecole libérale française

L’école libérale française (aussi appelée « école optimiste » ou « école orthodoxe ») est une école de pensée économique du XIXe siècle centrée sur le Collège de France et l’Institut de France. Le Journal des Économistes a joué un rôle déterminant dans la diffusion des idées de l’École. L’École a défendu avec voracité le libre-échange et le laisser-faire capitaliste. Ils étaient les principaux opposants aux idées collectivistes, interventionnistes et protectionnistes. Cela a fait de l’école française un précurseur de l’école autrichienne moderne.

Frédéric Bastiat
Édifice Maurice
Pierre Paul Leroy-Beaulieu
Gustave de Molinari
Yves Guyot
Jean-Baptiste Say
Léon Say

Ecole allemande

L’école historique d’économie était une approche de l’économie académique et de l’administration publique qui a vu le jour au XIXe siècle en Allemagne et qui y a pris le dessus jusqu’au XXe siècle. L’école d’histoire a soutenu que l’histoire était la principale source de connaissances sur les actions humaines et les questions économiques, puisque l’économie était propre à la culture et ne pouvait donc être généralisée dans l’espace et le temps. L’École a rejeté la validité universelle des théorèmes économiques. Ils considéraient l’économie comme le résultat d’une analyse empirique et historique minutieuse plutôt que de la logique et des mathématiques. L’École a préféré les études historiques, politiques et sociales à la modélisation mathématique autoréférentielle. La plupart des membres de l’école étaient également des Kathedersozialisten, c’est-à-dire qu’ils se préoccupaient de la réforme sociale et de l’amélioration des conditions de vie de l’homme de la rue pendant une période d’industrialisation lourde. L’école historique peut être divisée en trois tendances : la plus ancienne, dirigée par Wilhelm Roscher, Karl Knies et Bruno Hildebrand ; la plus jeune, dirigée par Gustav von Schmoller, et comprenant également Étienne Laspeyres, Karl Bücher, Adolph Wagner, et dans une certaine mesure Lujo Brentano ; la plus jeune, dirigée par Werner Sombart et comprenant, dans une très large mesure, Max Weber.

Les prédécesseurs comprenaient Friedrich List. L’école d’histoire contrôlait en grande partie les nominations aux chaires d’économie des universités allemandes, car de nombreux conseillers de Friedrich Althoff, chef du département universitaire au ministère prussien de l’Éducation 1882-1907, avaient étudié auprès de membres de l’école. De plus, la Prusse était le moteur intellectuel de l’Allemagne et dominait donc le monde universitaire, non seulement en Europe centrale, mais aussi aux États-Unis jusqu’en 1900 environ, car la profession économique américaine était dirigée par des titulaires de doctorats allemands. L’école d’histoire a été impliquée dans la Methodenstreit ( » lutte pour la méthode « ) avec l’école autrichienne, dont l’orientation était plus théorique et prioriste. Dans les pays anglophones, l’école d’histoire est peut-être l’approche la moins connue et la moins bien comprise de l’étude de l’économie, car elle diffère radicalement du point de vue analytique anglo-américain, aujourd’hui dominant. Pourtant, l’école historique constitue la base – tant en théorie qu’en pratique – de l’économie sociale de marché, le paradigme économique dominant depuis de nombreuses décennies dans la plupart des pays d’Europe continentale. L’école d’histoire est également une source de dynamisme, de changement et d’innovation dans l’économie de Joseph Schumpeter. Bien que ses écrits pourraient être critiques à l’égard de l’école, le travail de Schumpeter sur le rôle de l’innovation et de l’esprit d’entreprise peut être considéré comme une continuation des idées issues de l’école historique, en particulier le travail de von Schmoller et Sombart.

Wilhelm Roscher
Gustav von Schmoller
Werner Sombart
Max Weber
Joseph Schumpeter
Karl Polanyi

Ecole anglaise

Bien qu’il ne soit pas aussi célèbre que son homologue allemand, il y avait aussi une école historique anglaise, dont les figures comprenaient William Whewell, Richard Jones, Thomas Edward Cliffe Leslie, Walter Bagehot, Thorold Rogers, Arnold Toynbee, William Cunningham, et William Ashley. C’est cette école qui a fortement critiqué l’approche déductive des économistes classiques, en particulier les écrits de David Ricardo.

 

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