La conception marxiste des relations internationales

LA CONCEPTION MARXISTE DES RELATIONS INTERNATIONALES

Marx est un philosophe allemand du 19ème siècle (né en 1818 à Trèves, décédé en 1883 à Londres), il est reçu docteur en philosophie à l’université d’Iéna. Il devient rédacteur en chef d’une revue jugée subversive par les autorités, la Gazette Rhénane. Il fuit à Paris, rencontre Engels, et publient ensemble la Sainte Famillel’Idéologie allemande, etc. Il convient d’exposer la théorie marxiste avant de l’apprécier.

Paragraphe 1 : le fondement de la théorie

L’histoire des sociétés est commandée par des rapports et des antagonismes de classe qui en découlent automatiquement. C’est au niveau de ces affrontements pour le contrôle que se situe la réalité sociale. Les institutions y compris l’Etat et les joutes politiques qui se déroulent à leur sujet entre elles ne sont que les éléments d’une  « super structure » qui n’a aucune existence et qui se contente de reproduire, en les masquant les conflits de classe. La super structure désigne l’ensemble des idées d’une société c’est-à-dire ses productions non matérielles : les institutions, les lois, la religion, la pensée, la philosophie, la morale. Cela ne signifie pas cependant que les phénomènes politiques et institutionnels soient dépourvu de tout intérêts il ne être compris qu’à la lumière pour la lutte et le contrôle des moyens de productions. Dans cette perspective, les institutions sont des instruments au service de la classe dominante qui par leur intermédiaire renforce son pouvoir et opprime son adversaire.

Marx et les relations internationales

Paragraphe 2 : l’aspect international de la théorie

La position de MARX à l’égard des problèmes internationaux peut être résumée en 3 propositions :

En 1er lieu MARX refuse de considérer la société internationale comme la simple juxtaposition d’Etat souverain. L’Etat n’étant pour lui qu’une sure structure il ne peut constituer la cellule des R.I. ceux-ci ne peut être fondé sur des antagonismes de classe à l’échelle mondiale. Tout au plus on peut admettre que la compétition entre Etat constitue l’une des formes de la rivalité entre des bourgeoisies nationales  qui se dispute le contrôle de marché de matière première et des débouchés. La lutte entre les Etats est en partie fictive car ce sont les acteurs économiques, autrement dit les détenteurs du capital qui interviennent derrière le paravent des gouvernements pour dicter en fonction de leur seul intérêt la paix ou la guerre. Quiconque veut donc les phénomènes internationaux doit analyser plutôt que les initiatives du gouvernement les calculs des détenteurs des pouvoirs économiques.

Or ceux-ci tendent, c’est la seconde proposition, non pas à consolider mais à détruire les barrières que le découpage arbitraire d’espace en multiple entité indépendantes oppose à la libre expansion du capitalisme. La lutte pour l’amélioration de l’ordre mondial sur le terrain des compétitions entre Etat représente donc un anachronisme dérisoire. C’est au nœud des rapports de productions qu’il convient de se situer pour découvrir à la fois la cause essentielle des conflits et les remèdes du désordre.

Selon lui c’est du système capitaliste lui-même que viendrons successivement le mal et le remède. Le capitalisme entrainé par la loi de la recherche du profit, ne pourra continuer à se développer. C’est lorsqu’il aura assuré son emprise sur tout l’espace habité et mobiliser en vue de leur exploitation toute les ressources disponibles qu’il se heurtera fatalement à des contradictions insurmontables parce que non susceptible d’être exporté. A partir du moment où le système capitalisme est universellement étendu, les conflits qu’il engendre entre détenteur de la force de production et ceux de la force de travail devienne forcement insoluble. Il aura une révolution qui va surgir non pas de la reforme ou de l’abolition de tel ou telle société bourgeoise mais de l’autodestruction

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