Égalité et progrès social selon Rousseau (cours belge)

Égalité et progrès social selon Rousseau et Woodrow Wilson

Le chapitre explore les idées de Rousseau et de Woodrow Wilson sur l’égalité et le progrès social.

  • Selon Rousseau, l’homme évolue en stades et son mobile est l’amour du bien-être. La première idée de l’engagement mutuel est de ne s’engager vis-à-vis de l’autre que si cela sert son propre intérêt. Les premières exportations de la culture ont donné lieu à la formation des premières nations. Le développement du commerce a engendré des comparaisons et la jalousie, qui a constitué le premier pas vers l’inégalité. Avec l’apparition de la propriété, est venue la concurrence, la rivalité, mais aussi une nouvelle sorte de droit. La progression de l’inégalité se fait en trois termes plus un cycle qui recommence. L’établissement de la loi et du droit de propriété conduit à un État de riches et de pauvres. L’institution de la magistrature engendre un État de puissants et de faibles. Le changement du pouvoir légitime en pouvoir arbitraire est l’État de maîtres et d’esclaves. La dissolution du gouvernement et le retour à l’institution légitime conduisent à une égalité entre les particuliers. Tout se ramène à la loi du plus fort et donc à un nouvel État de nature, mais différent du premier. Cette étape ferme le cercle et permet au cycle de recommencer.

Rousseau envisage le progrès social comme ayant deux facettes : une positive et une négative. Le côté négatif du progrès social est l’inégalité qu’il engendre, tandis que son côté positif est le fait qu’il est créateur de droit.

Rousseau et de son concept d’égalité. Jean-Jacques Rousseau était un philosophe du XVIIIe siècle qui a influencé la pensée politique de son temps et des générations suivantes. Dans ses écrits, il a abordé plusieurs sujets liés à la politique, y compris le concept d’égalité. Selon Rousseau, tous les êtres humains sont égaux en droits, mais l’inégalité sociale et économique est le résultat de la société et de ses institutions.

Rousseau a exposé sa pensée sur l’égalité dans plusieurs de ses œuvres. Dans son ouvrage « Du contrat social », il écrit : « Tout homme est né libre et partout il est dans les fers ». Pour Rousseau, l’inégalité est une construction sociale qui viole la liberté naturelle de l’être humain. Il pensait que l’inégalité était le résultat de l’introduction de la propriété privée dans la société, qui a permis à certaines personnes d’acquérir des richesses au détriment des autres.

Dans « L’Emile ou de l’éducation », Rousseau décrit l’éducation comme un moyen de remédier à l’inégalité sociale. Il considère que l’éducation doit être universelle et obligatoire pour tous les enfants, sans distinction de classe sociale. Il écrit : « L’éducation de l’enfant doit être celle de l’homme, qui forme les citoyens plutôt que les artisans ». Pour Rousseau, l’éducation doit aider les enfants à découvrir leur propre potentiel, à devenir des citoyens responsables et conscients de leurs droits et devoirs.

Dans son livre « Les Confessions », Rousseau expose sa propre expérience de l’inégalité sociale. Il décrit comment il a été rejeté par la société en raison de son manque de richesse et de son origine modeste. Il écrit : « Je n’ai vu qu’injustice, misère et oppression autour de moi. Je suis né pour être malheureux ». Cette expérience personnelle a renforcé sa conviction que l’égalité était un droit naturel de tous les êtres humains.

En somme, pour Rousseau, l’égalité est un droit naturel de tous les êtres humains. Selon lui, l’inégalité est le résultat de la construction sociale, en particulier de la propriété privée. Il considérait que l’éducation était un moyen de remédier à l’inégalité sociale, en offrant à tous les enfants la possibilité de réaliser leur potentiel et de devenir des citoyens conscients et responsables.

  • Woodrow Wilson était un profond optimiste et humaniste qui a participé à la construction de la Société des Nations (SDN), organisme pour établir la paix. Il croyait que les découvertes de la science avaient été détournées pour détruire la civilisation. Après la guerre, les traités entre États ne sont pas suffisants, il faut que la SDN soit une chose permanente, guidée par les intérêts des nations. Le document qui résulte des conférences de paix est un véhicule de pouvoir appelé à changer selon les besoins, mais qui est définitif sur ce qu’il était appelé à définir : la paix. Il règle tout ce qui est international. Le document est une contrainte de conscience qui consacre quelque chose qui a longtemps été voulu. « Ce n’est pas la découverte d’un principe. C’est l’application universelle d’un principe ».

Wilson répond à la question de savoir si le droit public est au service de l’humanité et s’il est la garantie du maintien de la paix. Il croit que si les peuples s’associent dans le but de maintenir la paix, c’est la preuve qu’ils sont conduits par un même désir, une volonté commune. En établissant des règles s’appliquant aux différents États pour la garantir, le droit public a vocation à servir l’humanité puisqu’il est là pour prévenir les conflits.