Pourquoi y a-t-il eu la Révolution française ?

La crise prérévolutionnaire

Plusieurs causes expliquent l’avénement de la Révolution française de 1789 :

– des causes politiques : le peuple ne voulait plus de la société d’ordre qui donnait énormément de pouvoirs à une classe devenue trop riche et trop peu nombreuse (la noblesse), par rapport à la majorité de la population (le Tiers Etat) qui lui était très pauvre, ne disposant que de droits minimes ;

– des causes économiques : la France avait subi de nombreuses sécheresses et le gel, qui avaient ruiné les récoltes. Mais les paysans devaient tout de meme payer les impôts malgré l’absence de récoltes.

– des causes sociales  : le peuple ne voulait plus de cette société injuste qui les conduisait à la famine.

– des causes culturelles : l’avènement des philosophes du siècle des lumières (Rousseau, Voltaire…)

Le 14 juillet 1789, une manifestation a lieu à Paris. Elle dégénère lorsque le peuple prend la Bastille, symbole du pouvoir autoritaire et où sont stockées des munitions et des armes. Elles seront bien utiles aux révoltés pour faire entendre leurs revendications.

 

    • Section I : La Montée des Contestation
    •           L’Evolution des Idées
    •           L’Opposition Parlementaire et l’Expérience du Chancelier Maupeou
    • Section II : De l’Echec des Réformes à la Révolution
    •           Les Tentatives de la Dernière chance
    •           Le Recours à la Nation
    • Section III: Les Derniers mois de la Monarchie Absolue
Le siècle des lumières, une des causes de la Révolution française

Section I : La Montée des Contestation

Le Rationalisme, le Droit Naturel, en raison de ses idées les privilèges commencent à être mal vu, cela devient quelque chose de péjoratif.

          L’Evolution des Idées

I. Les Idées Politiques Nouvelles dans le Monde

Il y a plusieurs modèles politiques :

Charles II d’Angleterre voulait régner sous l’idée absolutiste, il se fait chasser pour être remplacer par Guillaume d’Orange qui jure de respecter le « Bill of Right » la déclaration des  Droits, il ne peut lever l’impôt que si le peuple est d’accord.  « Habeas Corpus » est un texte qui limite les pouvoirs du Roi, c’est une monarchie constitutionnelle, le roi règne avec deux chambres.

Frédéric II, est un Despote Eclairé ou Philosophe Roi. Le roi est conseillé par un philosophe, dans le cas de Frédéric c’est Voltaire. La politique permet de rendre l’école obligatoire jusqu’à 14ans, subventionne les impôts, relève l’industrie et l’agriculture.

Catherine II, éclairé par Diderot, elle prône une justice plus humaine et édicter une déclaration de tolérance.

Le modèle Américain, avec la déclaration d’indépendance de 1776, avec les droits de liberté, d’égalité et le droit au bonheur. La fin de la guerre se termine en 1787, avec la Constitution et Washington en président.

C’est modèle vont donner des idées au révolutionnaires français, cela va accroitre les désirs de réformes.

 

II. Les Désirs de réformes des Philosophes des Lumières

Montesquieu, « L’Esprit des Lois », 1748, c’est une synthèse des lois et de la philosophie. Il parle de modération des pouvoirs, avec l’idée d’une séparation souple.

Rousseau « Contrat Social », 1762, son intérêt est la légitimité du pouvoir avec l’Etat de Nature, avec les conséquences de la Propriété qui engendre une relation d’hostilité entre propriétaire et non propriétaire. Ce conflit peut être solutionné avec le Contrat Social. Il n’est pas favorable au système représentatif, mais il accepte un mandat représentatif impératif, pour lui le pouvoir le plus important est le législatif.

 

          L’Opposition Parlementaire et l’Expérience du Chancelier Maupeou

Les Parlements sont les cours de justices les plus prestigieuses, l’opposition parlementaire à la monarchie est surtout religieuse mais la nouveauté. À partir du XVIIIe, l’opposition devient politique, avec l’apparition de la Théorie des Classes, les parlements revendique tous d’être d’une matrice originel la « CuriaRegis », cela engendre que tous les parlements de France sont les classes d’un seul et unique parlement le grand parlement de France, les parlementaires se considèrent comme les dépositaires des droits de la nation, ils en arrivent à revendiquer une partie du pouvoir législatif du Roi. Séance de la Flagellation au Parlement de Paris de 1766, le roi rappelle qu’il est le seul détenteur de la souveraineté, il détient le pouvoir législatif sans partage.

Malgré quelque temps de calmes, les parlements continus, le roi fait appel à Maupeou, qui devient premier Président du Parlement de Paris. Il permet un Edit de Février 1771, qui est une révolution de la justice car il supprime la vénalité des offices et fait des magistrats des fonctionnaires publics et dans un deuxième temps, il divise le ressort des parlements de départ en six circonscription au sein desquels il installe six conseil, qui ne sont que des tribunaux de justice. Malgré la résistance parlementaire, le roi soutient son ministre.

1774 le Roi Louis XV meurt, Louis XVI élimine les réformes du Chancelier, il appelle les parlements et les rétablit.

 

Section II : De l’Echec des Réformes à la Révolution

          Les Tentatives de la Dernière chance

I. Les Réformes de Turgot

L’idée de la réforme est de rétablir la situation financière de la monarchie sans emprunter, ni imposer. La première étape est la liberté du commerce et la liberté de circulation des grains. Toutefois cette initiative tourne court, en mai 1775 éclate la guerre des Farines, le roi soutien son ministre, en Février 1776, il fait prendre au roi plusieurs Edits capitaux, qui supprime la corvée royal pour la remplacer par une imposition en argent payable par tous les propriétaires mais l’idée ne s’arrête pas là il veut l’abolition des corporations de métier et de leur juridiction leur Jurandes afin de faciliter la libre entreprise. Cela ne va pas plaire, Turgot est renvoie le 12 mai 1776 et ses réformes sont annulés.

II. La Vanité des Ultimes Propositions

A. L’Action de Necker, Calonne et Brienne

Necker est appelle au ministère en 1777, c’est une financier habille en finance privé, mais ça longueur de vue n’est pas assez aiguiser pour le public, de plus il n’est pas assez ferme pour imposer une réforme. Necker emprunte beaucoup, un déficit se créé. Necker se fait attaqué, pour répondre à cela il rédige le compte rendu au roi, où les chiffres sont falsifiés en passant sous silence les dépenses extraordinaire et annonce un excédent de 10 millions de livres. Le compte rendu rend public toute les allocations donné au grands du Royaume. Il est renvoyé en Mai 1781.

Calonne est nommé au contrôle général des finances en 1783, il fait une politique d’emprunt, mais après 1786 il ne trouve personne pour lui prêter de l’argent. Il réfléchit donc à un système de réforme des impôts avec son « Plan d’amélioration des Impôts », il propose l’égalité devant l’impôt. Le système serait une subvention territoriale payé par tous les propriétaires français. Afin de vote son plan, en sachant que les parlements n’accepteront pas, il réunit l’assemblée des Notables, mais ceux-ci refuse. Il est congédié par le roi 1787.

En 1787 arrive Brienne, un des notables, il reprend donc le projet de Calonne en la cachant dan d’autre projet. L’assemblée des Notables se déclare incompétente à voter des impôts.

B. L’Hostilité Grandissante

Le projet de Lamoignon et Brienne forme une réforme judiciaire. En mai 1788, ils créaient 47 grands Baillages sur le territoire français, le parlement de Paris subsiste mais i perd le droit d’enregistrer les lois et de faire des remontrances au roi.

L’opposition grandit, toute les parlements de France se solidarisent avec le parlement de Paris, l’agitation dans la Ville de Grenoble est terrible. Le 7 Juin 1788, c’est la Journée des Tuiles, il y a une manifestation des parlementaires avec la volonté des soldats d’encadrer le conflit, en réponse la population monte sur les toits et jette des tuiles. Le 21 Juillet 1788, dans la ville de Vizille sous l’impulsion de deux avocats, Barnave et Mounier se réunissent les Etats provinciaux du Dauphiné. Ceux-ci avait la compétence traditionnel de voter les impôts pour la province, ce jour-là, les Etats provinciaux refuse de voter l’impôt et exige la réunion des Etats généraux. 

Louis XVI décide donc de convoquer les Etats généraux pour le 1er Mai 1789.

 

          Le Recours à la Nation

Il y a une grave crise économique, dans les années 1789. Cette année-là c’est l’installation des Etats généraux, il existe deux théories de fonctionnement :

Ø  Ils se réunissent par ordre, avec un nombre égale par ordre, les délibérations et le faute on lieux par ordre cela est la thèse des parlementaires.

Ø  Pour les progressistes, les vote doivent être comptabilisé par tête, le tiers-états doit voir son nombre de représentant divisé par deux, c’est la théorie de Sieyès.

 La décision du choix de fonctionnement appartient au roi, il décide de doubler les représentants du tiers-états mais il ne se prononce pas sur le vote par tête. On procède durant un an, à la rédaction des cahiers de doléance. Dans les grandes villes se sont les membres du haut-clergé qui domine, dans les campagnes le bas clergé. En ce qui concerne la noblesse, dans les villes se sont la hautes et les moyennes noblesses alors que dans les campagnes, c’est la petite noblesse. Pour le tiers-Etat se sont surtout les bourgeoise qui l’emporte dans les grandes villes alors que dans les campagnes se sont les paysans.

Tous demandent une loi constitutionnelle, le peuple est royaliste mais ils critiquent le despotisme ministériel.

 

Section III: Les Derniers mois de la Monarchie Absolue

L’ouverture des états généraux, regroupe en 1100 membres,  300 membres du Clergé, 300 membres de la Noblesse. Il y plusieurs courants :

Ø  Un Courant Modéré, dans la tradition de Montesquieu

Ø  Un Courant Radical, conduit par Sieyès selon lequel le tiers-états est toute la nation et donc la souveraineté doit lui appartenir

Les Etats généraux se tiennent dans la salle des Menus plaisir de Versailles, la journée se termine avec le mécontentement du tiers-états car le roi ne sait pas prononcer, le tiers-état ne se retire pas de la salle car une question est passé sous silence celle de la « Vérification des pouvoirs ». Le tiers-états refuse la vérification séparée pour vérification commune des pouvoirs. Durant un mois, les membres du tiers-états vont camper dans la salle, il se créait des liens entre les représentants. Le 10 Juin sous l’invitation de Sieyès, les membres du tiers-états commence l’appel des tous les députés tout ordre confondu, après trois jours 3 curées les rejoignent. C’est le député de la chute :

Ø  17 Juin 1789, le tiers-états se proclame assemblée nationale, c’est un coup d’Etat. La nation prend possession de la souveraineté du roi

Ø  20 Juin 1789, la salle des Menus plaisir se trouve fermé, les députés se rejoignent dans la salle du jeu Paume. Les députés se jurent de ne jamais se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France

Ø  23 Juin 1789, c’est la Séance Royale, le roi prend la parole, il déclare nul et illégal les délibérations du 17 Juin, il exige que l’ancienne distinction des trois ordres soit conservé. Il menace la dissolution des Etats généraux.

Ø  27 Juin 1789, le Roi a compris qu’il a perdu la partie, il reconnait la fusion des ordres et la légalité des délibérations du 17 Juin

 

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