La IIIème République : La Restauration manquée (1871–1875)
Entre 1871 et 1875, la France vit une séquence paradoxale : une majorité monarchiste domine l’Assemblée nationale, mais la monarchie ne revient pas. À la place, se met en place un régime d’assemblée (1871–1873), puis un compromis institutionnel (septennat, puis lois constitutionnelles de 1875) qui rend la IIIe République durable. Parler de « restauration manquée » renvoie donc à une double réalité : l’existence d’une fenêtre politique favorable aux royalistes, et l’incapacité de ces derniers à transformer cette fenêtre en restauration effective.
L’enjeu est de comprendre comment un régime provisoire, dominé par le législatif, a progressivement débouché sur un cadre constitutionnel républicain. Trois mécanismes expliquent cette issue : (I) l’organisation d’un provisoire qui neutralise la décision monarchique, (II) la croyance – largement illusoire – en une fusion entre orléanistes et légitimistes, (III) l’impossibilité politique de la restauration, malgré les apparences, du fait de la dynamique électorale et des blocages symboliques.
I. Le régime d’assemblée (1871–1875) : un provisoire dominé par le législatif
Entre la chute du Second Empire et la stabilisation constitutionnelle de 1875, la France traverse une période où l’Assemblée nationale concentre l’essentiel du pouvoir. Dans un régime d’assemblée, l’exécutif n’est pas un pouvoir autonome : il est subordonné à l’Assemblée, qui domine la vie politique et peut, en pratique, orienter toutes les décisions majeures. Il y a alors une forme de confusion des pouvoirs au profit du législatif, même si l’exécutif conserve une visibilité et une capacité d’action (par exemple en période de crise).
A. Février 1871 : l’Assemblée de Bordeaux et le mirage d’un retour en arrière
Le 8 février 1871, la France élit une Assemblée nationale souvent appelée « Assemblée de Bordeaux ». Sa composition surprend : les monarchistes obtiennent environ 400 sièges, contre un peu plus de 200 aux républicains. Les royalistes dépassent ainsi 60% des élus, ce qui fait naître l’espoir d’une troisième restauration, après celles de 1814 et 1815.
Ce résultat peut donner l’impression d’un « retour » à la France des notables, des notabilités locales, et d’un électorat suivant « les nobles et les prêtres ». Pourtant, la comparaison mécanique avec 1849 est trompeuse. Le pays de 1871 n’est plus exactement celui du milieu du siècle : l’expérience du suffrage universel, les pratiques politiques de l’Empire et la transformation sociale ont déjà commencé à modifier la relation entre les électeurs, les notables et les partis.
Surtout, le vote de février 1871 est largement conjoncturel. Les électeurs veulent d’abord la paix après la défaite : beaucoup de candidats monarchistes apparaissent comme les plus disposés à conclure rapidement la paix avec l’Allemagne, tandis que des républicains sont identifiés à une poursuite du conflit. La majorité royaliste est donc réelle, mais elle n’est pas nécessairement un mandat clair pour restaurer immédiatement un roi.
B. Une restauration politiquement risquée : « nouveau Waterloo » et soupçon d’illégitimité
La défaite de Sedan pèse comme un traumatisme. À l’époque, une restauration précipitée pourrait exposer le futur souverain à une accusation lourde : être venu « dans les fourgons de l’étranger », c’est-à-dire être imposé par la défaite et par un contexte humiliant. Cette fragilité symbolique explique pourquoi une majorité monarchiste peut préférer organiser le provisoire plutôt que de risquer un retour royal immédiatement contesté.
À cette difficulté s’ajoute une question simple : quel roi ? La majorité monarchiste est divisée entre légitimistes (branche aînée des Bourbons, autour du comte de Chambord) et orléanistes (branche cadette, héritière de la monarchie de Juillet). Sans unité dynastique, la restauration n’est pas un acte technique : elle suppose un accord sur la personne, les symboles, et le programme.
C. Le choix du provisoire : gouverner d’abord, décider plus tard
Au lieu de trancher la question du régime, l’Assemblée choisit une solution d’attente : un exécutif provisoire, sous contrôle parlementaire, chargé de stabiliser le pays. Cette logique s’explique par l’urgence : la France est vaincue, une partie du territoire est occupée, l’État doit être restauré, l’ordre intérieur est instable. La monarchie devient une perspective, mais non une décision immédiate.
II. Organiser le provisoire : fausse République, septennat et bascule vers 1875
La période 1871–1875 s’articule en trois temps : (A) une « République » sans caractère définitif, souvent qualifiée de fausse République, (B) le septennat de 1873, pensé comme un pont vers la restauration, (C) les lois constitutionnelles de 1875 qui transforment le provisoire en définitif.
A. Une fausse République : Thiers et le « pacte de Bordeaux »
Le 17 février 1871, l’Assemblée nationale choisit Adolphe Thiers comme « chef du pouvoir exécutif de la République », formule prudente et explicitement provisoire : elle vaut « en attendant qu’il soit statué sur les institutions de la France ». Cette décision est souvent résumée par l’expression pacte de Bordeaux : un compromis où l’Assemblée accepte un exécutif pour gouverner, mais ajourne la décision sur le régime.
Le message est clair : Thiers ne doit pas « faire » une Constitution. Il doit se consacrer au redressement, à la paix, à la libération du territoire, à la restauration de l’autorité de l’État. La question institutionnelle, elle, reste ouverte, ce qui maintient vivante l’option d’une restauration.
1. Thiers, un exécutif fort mais politiquement dépendant
Thiers est une figure complexe : ancien acteur de la monarchie de Juillet, il représente une culture d’ordre et de gouvernement. Mais il n’est pas un chef d’État souverain : il reste l’homme d’une Assemblée qui peut le soutenir, le contrôler, et le renverser politiquement. Dans un régime d’assemblée, l’exécutif agit, mais l’Assemblée conserve l’initiative constituante.
2. La loi Rivet (31 août 1871) : un titre présidentiel sans souveraineté constituante
Après l’écrasement de la Commune de Paris (printemps 1871), la loi Rivet (31 août 1871) donne à Thiers le titre de président de la République. Mais cette élévation est encadrée : l’Assemblée se réserve explicitement le pouvoir constituant. La République existe donc comme forme gouvernementale, sans être encore reconnue comme régime définitif.
Ce point est essentiel : en 1871, la République est une solution d’attente. Elle sert à gouverner, tout en laissant ouverte la possibilité d’une monarchie. C’est ce caractère « en pointillés » qui justifie l’expression de fausse République.
B. Le septennat (1873) : Mac Mahon, l’exécutif « gardien de place »
En 1873, pour les monarchistes, Thiers devient encombrant. Il a rempli une grande part de sa mission : la France est progressivement libérée de l’occupation allemande et l’ordre a été rétabli par une répression extrêmement dure de la Commune. Mais, politiquement, Thiers se rapproche des républicains modérés et affirme en novembre 1872 que la République est le « gouvernement légal du pays ». Pour une majorité monarchiste qui rêve encore de restauration, cette formule est une provocation.
1. L’élection Barodet (avril 1873) : panique conservatrice et « ordre moral »
L’élément déclencheur est souvent associé à l’élection partielle parisienne d’avril 1873, remportée par le républicain radical Barodet. Cette victoire symbolise, aux yeux des conservateurs, un progrès de la gauche dure et une menace de radicalisation. Les monarchistes imputent ce progrès à l’ambiguïté de Thiers et réclament un gouvernement plus offensif contre le radicalisme.
Le duc de Broglie, figure orléaniste, défend alors l’idée d’un « gouvernement de combat » et d’un ordre moral. L’Assemblée adopte un vote hostile à Thiers le 24 mai 1873. Thiers démissionne, pensant être rappelé, mais l’Assemblée ne le supplie pas : elle choisit un successeur plus compatible avec l’idée d’une transition monarchique.
2. Mac Mahon : une présidence provisoire orientée vers la restauration
L’Assemblée porte au pouvoir exécutif le maréchal Mac Mahon, qui se voit comme un homme de devoir, appelé à « garder la place » dans l’attente d’une restauration. La présidence devient alors un instrument : non pas pour consolider la République, mais pour préserver un ordre conservateur en attendant un roi.
Cependant, la restauration dépend d’un accord entre monarchistes, et cet accord se heurte à la réalité : les prises de position du comte de Chambord montrent que la fusion est loin d’être acquise. Pour ne pas rester bloqués, les monarchistes choisissent une solution technique : prolonger la présidence de Mac Mahon par un mandat relativement long.
3. La loi du septennat (19 novembre 1873) : une improvisation durable
La loi du septennat (19 novembre 1873) fixe la durée de la présidence de Mac Mahon à sept ans. Elle est conçue comme une loi circonstancielle, un pont vers la restauration : on gagne du temps pour résoudre la question dynastique, espérant que le contexte permettra une issue monarchique. Mais cette improvisation aura des effets durables : elle installe l’idée d’un exécutif stable, doté d’une durée, dans un système encore incertain.
C. Les lois constitutionnelles de 1875 : du provisoire au définitif
Au fil des mois, la situation « pourrit » du côté monarchiste : la fusion n’avance pas, les divisions se creusent, et les orléanistes, plus pragmatiques, se rapprochent des républicains modérés. De cette convergence naissent les lois constitutionnelles de 1875 (24 et 25 février, 16 juillet), qui forment la Constitution de la IIIe République.
Ces lois sont un compromis : elles instaurent un chef de l’État relativement fort, deux chambres (dont un Sénat conçu comme chambre modératrice), et un parlementarisme dualiste en apparence. Le texte est suffisamment souple pour être lu, par certains, comme compatible avec une monarchie « à l’orléaniste ». Mais un point change tout : la Constitution rend le régime républicain constitutionnellement assumé.
1. L’amendement Wallon : la République devient la règle
L’amendement Wallon (30 janvier 1875) est décisif : il organise l’élection du président de la République et, ce faisant, inscrit la République dans l’ordre constitutionnel. Même si le texte reste minimaliste, la symbolique est puissante : la République n’est plus un provisoire pratique, elle devient la forme légale du régime. Et comme dans d’autres moments de l’histoire constitutionnelle française, il n’y a pas de référendum spécifique sur le choix « monarchie ou République » : la décision passe par la voie parlementaire.
III. La fusion improbable : l’illusion d’un accord monarchiste
La « restauration manquée » repose en partie sur un malentendu : l’idée qu’une fusion entre légitimistes et orléanistes serait possible en 1873. Le rapprochement existe, mais il est fragile. Il se heurte à des divergences idéologiques, à des contentieux d’honneur, et surtout à une question de symboles qui va cristalliser l’échec : le drapeau.
A. Une politique commune ? L’ordre moral comme ciment provisoire
Orléanistes et légitimistes sont souvent regroupés sous l’étiquette « monarchiste », mais leurs cultures politiques diffèrent. Les orléanistes sont fréquemment des conservateurs de centre-droit : ils recherchent l’ordre, la stabilité, le respect des libertés, et peuvent accepter des compromis institutionnels. Les légitimistes sont davantage traditionalistes, méfiants à l’égard de l’héritage révolutionnaire, et attachés à une symbolique monarchique forte.
Pourtant, ces différences peuvent sembler surmontables. À la fin du XIXe siècle, une partie des orléanistes s’est « droitisee », et une partie des légitimistes s’est libéralisée, acceptant certains acquis modernes (suffrage universel, libertés publiques) tout en refusant de les inscrire dans une filiation révolutionnaire. Dans l’Assemblée de 1871, les légitimistes les plus rigides ne forment pas un bloc majoritaire. Un terrain commun est donc trouvé : la politique d’ordre moral.
1. Épuration administrative et réinvestissement religieux
La politique d’ordre moral vise à reprendre le contrôle de l’État : épurer la haute administration de cadres républicains, placer des conservateurs, stabiliser l’ordre public. Elle s’accompagne d’un réinvestissement religieux et symbolique : une partie de l’opinion conservatrice veut « ré-ancrer » le pays dans une culture chrétienne, notamment après la peur sociale suscitée par la Commune.
Des signes visibles s’accumulent : place accrue de la religion dans la vie publique, multiplication de gestes et de décisions à forte dimension expiatoire (comme certains projets cultuels et mémoriels). L’idée est de préparer un terrain culturel favorable au retour du roi, en faisant de la monarchie le remède à la crise morale du pays.
2. Un horizon : le « roi Henri V »
Dans ce climat, de nombreux légitimistes se préparent avec ferveur au retour d’Henri V (titre que prendrait le comte de Chambord). Ils pensent que l’histoire est sur le point de se répéter : défaite, chute d’un régime, restauration. Mais cette attente se heurte à l’intransigeance d’un homme, et à la puissance d’un symbole.
B. L’affaire du drapeau : un symbole qui révèle l’impossibilité
Le comte de Chambord affiche très tôt une ligne politique claire : il peut accepter des mécanismes modernes (certaines libertés, le suffrage universel, le rôle des chambres), mais refuse de se présenter comme l’héritier légitime de la Révolution. Il veut une monarchie qui « dépasse » la Révolution sans l’endosser symboliquement.
1. Le refus du tricolore : cohérence personnelle et rigidité politique
Dans ses manifestes, il insiste sur la force des symboles : il refuse d’abandonner le drapeau blanc, qu’il associe à la continuité monarchique (Henri IV, l’ancienne France). Or, le drapeau tricolore n’est pas seulement un emblème : il est devenu le signe de l’unité nationale, de l’armée, de la souveraineté populaire, et de l’État moderne. Pour des orléanistes pragmatiques, renoncer au tricolore revient à provoquer une crise politique immédiate, voire à rendre le régime illégitime aux yeux d’une partie du pays.
On présente souvent cette séquence comme « l’affaire du drapeau blanc » qui aurait fait échouer la restauration. Mais la formule est trompeuse : le comte de Chambord ne change pas d’avis, il répète une position constante. Le vrai problème est ailleurs : la restauration supposait une unité et un consensus national qui n’existaient pas. Le drapeau n’est pas la cause unique, mais le révélateur d’une impossibilité plus profonde.
2. Modernité politique contre monarchie de principe
En réalité, la monarchie attendue par les conservateurs ne pouvait être qu’une monarchie de compromis, acceptant les symboles nationaux et l’héritage institutionnel moderne. Le comte de Chambord, lui, voulait une monarchie de principe, fondée sur une continuité symbolique. Cette divergence rend la fusion instable : on croit à un accord sur la personne du roi, mais on ne s’accorde pas sur ce que signifie régner en France après 1789.
IV. La restauration impossible : dynasties, morale politique et arithmétique électorale
Au-delà de l’échec de la fusion, deux séries de raisons rendent la restauration hautement improbable : (A) des blocages dynastiques et moraux, (B) une dynamique électorale défavorable qui transforme la majorité monarchiste de 1871 en position fragile puis minoritaire.
A. Raisons dynastiques et morales : un contentieux trop lourd
Sur le papier, la question dynastique pourrait se résoudre : les règles de succession et les arrangements politiques auraient pu être adaptés, d’autant que la connaissance du droit dynastique capétien est limitée dans l’opinion. Mais dans la réalité du XIXe siècle, l’obstacle principal est moral et symbolique : les monarchistes français portent un contentieux de trahisons perçues et d’honneur politique.
Deux événements structurent l’hostilité légitimiste envers les Orléans :
- le régicide de 1793 : Philippe Égalité (duc d’Orléans) a voté la mort de Louis XVI, ce qui marque durablement la mémoire légitimiste ;
- l’usurpation de 1830 : Louis-Philippe est perçu comme celui qui a pris le trône au détriment de Charles X, en transformant une crise en changement de dynastie.
Ces blessures ne sont pas seulement des querelles d’historiens : elles structurent l’identité politique des camps. Les Orléans apparaissent, pour certains légitimistes, comme une branche « maudite », ce qui rend la fusion émotionnellement et idéologiquement difficile, même lorsque l’intérêt politique la recommande.
B. L’arithmétique politique : la majorité de 1871 se décompose
Le second obstacle est arithmétique. La majorité monarchiste de février 1871 est le produit d’une conjoncture : désir de paix, peur du chaos, domination sociale des notables dans certaines zones, et réflexe conservateur face à la défaite. Mais très vite, la dynamique électorale se retourne.
1. Élections complémentaires et montée républicaine
À l’époque, un candidat peut être élu dans plusieurs départements, ce qui entraîne des démissions et des élections complémentaires. Au fil de ces élections partielles, les républicains progressent, gagnant des sièges et transformant le rapport de force. Trois ans plus tard, les monarchistes se retrouvent progressivement en difficulté : même s’ils restent influents, l’hypothèse d’une restauration exige des voix qu’ils ne parviennent plus à réunir.
2. Un électorat transformé : moins soumis aux notables, plus sensible au républicanisme d’ordre
Les pratiques politiques du Second Empire ont contribué à former un électorat moins entièrement captif des notables traditionnels. Surtout, un événement joue un rôle paradoxal : la répression féroce de la Commune de Paris par Thiers montre qu’une République d’ordre est possible. En d’autres termes, la République peut rassurer une partie des modérés : elle n’est pas nécessairement synonyme de révolution permanente. Cela réduit l’attrait d’une restauration monarchique présentée comme seule garantie d’ordre.
Le résultat est décisif : la République devient, pour un nombre croissant d’électeurs et d’élites modérées, un cadre acceptable, voire souhaitable, parce qu’il combine l’ordre public, la stabilité administrative et une certaine modernité politique. Dès lors, la restauration cesse d’apparaître comme la solution évidente : elle redevient un projet partisan, fragile, et incapable de fédérer durablement le pays.
C. Pourquoi en a-t-on tant parlé ? Le rôle des illusions politiques
La restauration manquée est aussi une affaire d’illusions. Les monarchistes ont parfois pris leurs désirs pour des réalités, en croyant à un cycle historique « monarchie – république – empire » qui se répéterait mécaniquement. Les républicains, de leur côté, ont parfois « joué à se faire peur », en surestimant le danger monarchiste, ce qui renforce la dramaturgie de l’époque.
En réalité, la restauration est improbable dès le départ : parce que le roi ne fait pas consensus, parce que les symboles divisent, parce que la défaite rend la légitimité fragile, et parce que les élections reconfigurent rapidement l’Assemblée. La séquence 1871–1875 ne raconte donc pas seulement un échec monarchiste ; elle raconte la naissance pragmatique d’un régime républicain qui s’impose moins par ferveur idéologique que par compromis, effet de circonstances et capacité à rassurer.
- En 1871, l’Assemblée de Bordeaux est majoritairement monarchiste, mais le choix du régime est ajourné : la France entre dans un régime d’assemblée où l’exécutif est subordonné au législatif.
- La « République » de Thiers est une solution d’attente (pacte de Bordeaux, loi Rivet), puis le septennat de Mac Mahon est conçu comme un pont vers la restauration.
- La fusion entre orléanistes et légitimistes échoue : l’ordre moral ne suffit pas, et le refus du drapeau tricolore révèle un blocage symbolique plus profond.
- La restauration est rendue improbable par des contentieux moraux (1793, 1830) et par l’arithmétique électorale : les républicains progressent, tandis que la République d’ordre devient rassurante, conduisant aux lois constitutionnelles de 1875.
Sources :
Assemblée nationale : les lois constitutionnelles de 1875 ;
Vie-publique : les lois constitutionnelles de 1875 et la IIIe République ;